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 [M-CD] Earthworm Jim Special Edition

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AL4
Pitite célébritée!
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MessageSujet: [M-CD] Earthworm Jim Special Edition   Mer 29 Déc - 2:21

Earthworm Jim Special Edition

Genre : Plates-formes 2D
Editeur : Interplay
Développeur : Shiny Entertainment
Dates de sortie :
Japon : Non communiqué
USA : 15 mars 1995
Europe : 21 mars 1995
PEGI : 7+


Earthworm Jim. A ce nom, beaucoup de personnes vous évoqueront tout les moment marquants qu'ils ont pu vivre avec ce jeu. "Ah ouais, les niveaux bonus en 3D dans l'espace !" "Enorme la musique de ce niveau !" "Le combat en saut à l'élastique ? C'était génial comme passage !" Bref, EJ est un jeu culte. Le mot est lâché. Et étant donné qu'une version HD est sorti il y a quelques temps, je me suis dit qu'il fallait bien que je me mette à y jouer, à ce jeu ! Et oui, je n'avais jamais joué à EJ. Enfin si, quelques minutes, le temps de voir à quoi ça ressemblait. Mais je ne me suis jamais investi complètement dans le titre, et donc, je ne l'ai jamais fini. Jusqu'à récemment. Oui, j'ai sauté le pas, j'ai voulu enrichir ma culture vidéoludique en jouant à ce monument, histoire de faire bien. Et qu'est-ce que j'en pense ? Ah ah, cher lecteur, tu ne le seras qu'à la fin, j'vais quand même pas tout te dire dans le premier paragraphe !

D'abord, un peu d'histoire. EJ, c'est avant tout un personnage délirant créé par le dessinateur de comics Douglas TenNapel. Après avoir bossé sur plusieurs jeux pour diverses boîtes, il rejoindra Shiny Entertainment, le nouveau studio fraîchement fondé par David Perry. David Perry, c'est le type qu'a programmé Aladdin sur Mega Drive, Cool Spot, Global Gladiators... Bref, plein de bons jeux à licences (et j'insiste sur le "bons jeux", parce qu'à l'époque, on était capable de sortir des softs à licences 7 Up ou Mac Do et faire en sorte que ça ressemblait à quelque chose...). Avec Shiny, Perry a l'intention de se lâcher complètement pour l'univers de son prochain jeu. Et c'est là que TenNapel arrive à point : son personnage d'Earthworm Jim ne va pas devenir un héros de comics mais un héros de JV. Le héros du premier jeu de Shiny.



Earthworm Jim - ou Jim le ver de terre si vous préférez - était un ver tout ce qu'il y avait de plus ordinaire. Jusqu'au jour où une combinaison de cosmonaute tomba devant lui. Par on ne sait quel miracle, il l'enfila. Et il devenu un ver de terre capable de faire tout un tas de trucs géniaux ! Marcher sur deux jambes, sauter, utiliser des armes, devenir intelligent (enfin, plus intelligent qu'un simple ver de terre en tout cas), ... Forcément, cette combinaison fit de nombreux jaloux, et Jim se retrouva donc à visiter des mondes divers et variés, dans l'intérêt d'échapper à ses poursuivants. Voilà en gros ce qu'est le scénario d'EJ. C'est barré, ça va pas bien loin, et c'est même pas raconté dans le jeu lui-même ! En effet, une fois la cartouche insérée dans la console, le joueur se retrouvait devant un écran titre très classique - le choix entre Start et Options - et une fois l'aventure démarrée, l'action commençait de suite. Pas de blabla, pas de pseudo-cinématique, rien. Cette Special Edition corrige un peu le tir, étant donné qu'on a droit à une animation inédite de Jim faisant l'imbécile lors du logo Sega/l'écran titre (tout dépendait du support).

Le gameplay du titre fait penser sur de nombreux points aux précédentes productions de Perry sur 16-Bits, surtout Aladdin. Jim peut sauter, fouetter quoi que ce soit avec sa tête (rappelez-vous du fait que c'est un ver !) et utiliser des armes. Chacun des trois boutons de la manette MD correspondait à l'une des trois actions citées à l'instant. Oui, je fais référence à la version MD, car c'est l'originale. David Perry a toujours préféré cette console à sa concurrente, la SNES. Mais bon, j'aborderai les différences entre les nombreuses versions du jeu plus tard. Donc, le gameplay. Il est assez classique au fond, mais demeure très efficace. Notez que notre ver de terre pourra utiliser deux armes différentes : son pistolet de base, qui se recharge automatiquement dès qu'il passe sous la barre des 100 en munitions, et un flingue qui peut faire des gros tir lasers qui tue tout. Et lorsque notre héros tire, il peut le faire dans les neuf directions, s'il vous plaît. Mais si dans ce jeu on tire, alors on n'attaque pas les ennemis en leur sautant dessus, donc ? Ben ouais. Bah alors, c'est un Contra-like, pas un jeu de plates-formes ? C'EST FAUX ! Vu que Jim ne peut pas tirer en se déplaçant, le jeu est finalement très peu axé sur des phases de tir. C'est bien en face d'un jeu de plates-formes que nous sommes. Et si vous n'êtes pas convaincu(e), jetez un coup d'oeil sur le reste de la panoplie de mouvements de Jim : il peut s'accrocher avec sa tête aux emplacements prévus à cet effet, planer en transformant sa tête en hélice, s'agripper aux rebords des plates-formes... Dans l'ensemble Jim répond très bien, même si les phases lors desquelles il faut s'accrocher aux grappins avec sa tête manquent de précision.



Ce gameplay est régulièrement chamboulé par de petites phases originales. Certaines sont vraiment bonnes, d'autres le sont moins. Dans la première catégorie, on citera le mythique (oui, il l'est) combat face au Major Mucus. L'affrontement se déroule alors que Jim et son adversaire font du saut à l'élastique. Il faut donc attaquer Mucus afin que sa corde se brise... avant la votre ! Pour ce qui est des passages originaux un peu moins réussis, on retiendra le passage en sous-marin. D'une difficulté atroce, cette séquence a traumatisée bon nombre de joueurs, et c'est tout à fait compréhensible ! On comptera aussi sur un niveau dans lequel vous devrez aider Peter Puppy - un chien rose tout mignon - à traverser un parcours d'obstacles. L'idée est bonne, mais les actions que le joueur doit faire à tel ou tel moment ne sont pas toujours très claires. Et puis, c'est un niveau dur. M'enfin, tout le jeu est dur de toute façon.

Graphiquement, c'est l'éclate. Les décors sont détaillés et diversifiés. N'écoutez pas les mauvaise langues raconter que la version SNES a des backgrounds plus jolis que ceux sur MD. Ok, c'est vrai, mais ça veut pas dire que la console de Maître Sega s'en sort mal. Elle fait ce qu'elle peut, et elle y arrive très bien ! L'animation est vraiment le point fort du jeu. Les sprites sont de tailles respectables, mais ils sont très détaillés et surtout, surtout, super bien animés. Vous voyez Aladdin ? Imaginez un jeu avec une animation similaire, mais en dix fois mieux. Vous avez l'animation d'EJ. On aurait presque l'impression de se retrouver devant un dessin animé interactif. Et pourtant, on joue juste à un jeu de plates-formes ! Et pis, les niveaux bonus sont en 3D (la grande mode de l'époque).



La bande son m'a déçu. Et oui. Pourquoi vous me regardez comme ça ? Ah ok, Tommy Tallarico. Et ben j'ai quand même été déçu. Le compositeur nous a habitué à bien mieux. Ecoutez l'OST de Global Gladiators, ou celle de Cool Spot. Bon nombre de leurs musiques sont orgasmiques (pour le premier, je penche pour Mc Rock Tune, et pour le deuxième, je vous conseille d'écouter la musique des Bonus Stages). Dans EJ, y en a pas tellement. Ok, le thème de New Junk City est un classique. Oui, la débilité de celui d'Andy Asteroids ? (c'est son nom) frôle le génie. Mais à part ça, il reste pas grand chose. Ah si, une piste. Celle de Snot a Problem ! Et c'est tout. Buttvile n'est entraînant que dans sa (très courte) première partie, Down the Tubes n'a pas de mélodie bien définie, et le reste j'en parle même pas. Y a quand même What the Heck ! qui a un concept audio sympa (vous jugerez par vous-même), mais c'est pas une musique que vous sifflerez sous la douche. Heureusement que l'ambiance sonore rattrape le coup, avec des bruitages délirants et des voix qui le sont tout autant comme le célèbre "Groovy !" de Jim.

La durée de vie est assez courte, et pourtant, je l'ai trouvé trop longue à mon goût. J'ai sous la main un numéro de Mega Force où J'm Destroy (excusez du peu !) interviewait David Perry sur son jeu. Et selon David, il faut deux heures complètes pour boucler l'aventure une fois qu'on la connaît par coeur. Moi je dis : BULLSHIT ! Il m'a fallu un peu plus d'une heure en finissant le jeu pour la première fois (en facile, ok, mais je l'ai finit quand même !). Alors oui, le jeu est dur, oui, vous pouvez retenter l'aventure avec un niveau de difficulté supérieur (d'ailleurs, chaque niveau de difficulté à sa propre fin...), mais voilà quoi. Après j'ai dit que c'était trop long selon moi. Je m'explique : je n'ai pas accroché à l'univers. D'habitude j'aime bien les trucs débiles, mais pas là. Avec son scénario qui ne motive en rien le joueur, ses niveaux qui s'enchaînent sans aucun lien apparent, et ses phases originales ratées, à rajouter avec certains niveaux qui n'apportent rien au gameplay et qui sont longs et inintéressants, EJ ne m'a pas convaincu. Je ne me suis pas senti investi dans le jeu. Je viens de me rendre compte que j'ai, à l'instant, démoli en quelques phrases ce qui est considéré comme l'un des meilleurs de plates-formes de sa génération. Mais ne vous méprenez pas : je considère EJ comme un bon jeu. Mais juste un bon jeu. Il est culte, c'est un fait, mais à mes yeux il n'a rien d'un incontournable. Et je lui préfère de loin Aladdin, bien que ce dernier est moins original.



Un dernier paragraphe sur les différences entre les versions : sorti initialement sur MD, EJ a connu une version SNES avec des musiques plus jolies et des décors plus colorés, mais cette version souffre d'un niveau en moins. Des versions Game Boy, Game Gear et Master System ont suivies, mais elles sont largement inférieures à l'original. Par la suite, on verra une version PC, une autre sur GBA, et encore une autre sur Console Virtuelle. Mais la Special Edition est largement plus intéressante. Sortie sur Mega-CD, PC, téléphone portable, iPhone et DSi, elle contient un nouveau niveau, une nouvelle arme, des stages plus longs et légèrement modifés, des musiques de qualités CD, et une fonction mot de passe/sauvegarde suivant le support. Enfin, une version HD est sortie récemment. Au programme : quelques nouveaux niveaux, un mode multi, et des graphismes beaucoup plus beaux.

Musiques : 13/20
Assez inégales dans l'ensemble, même si certaines musiques assurent le spectacle.

Graphismes : 18/20
La modélisation des sprites et leur animation sont d'excellentes factures.

Durée de vie : 14/20
Court, mais répétitif.

Gameplay : 15/20
Jim se manie bien, mais le gameplay finit par lasser.


Note finale : 16/20

Oui, EJ est un bon jeu. Mais ce n'est pas la tuerie à laquelle je m'attendais.


Retrouvez cette critique dans sa version originale avec plus de screenshots sur Padsoucis.

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